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Jeu vidéo

Et voila une annonce qui devrait faire parler d’elle :

Cong SA et Sproing Interactive Media GmbH ont annoncé un accord pour le développement d’un jeu vidéo autour de Corto Maltese, dans l’univers des fables de Venise.

Le jeu est annoncé sur Nintendo DS pour l’automne 2010.

On nous annonce une histoire épique, dans la Venise historique, avec des énigmes à résoudre, où une grande attention a été portée aux détails (ca ne coute rien de le dire).

Fable de Venise

Fable de Venise

Les joueurs devraient faire des rencontres avec des personnages uniques et retors, trouver des solutions à des enigmes stimulantes et a des mini jeux genres puzzle, pour trouver  la vérité qui se cache derrière des pierres mystérieuses appelées « clavicules de Salomon ».

D’apres Harald Riegler, (pdg de Sproing),  » Fable de Venise fut le premier choix d’entre toutes les formidables aventures crées par Hugo Pratt. Venise offre une telle force d’accroche visuelle, et est très populaire dans la communauté des joueurs. »

Je me réjouis de voir debarquer Corto dans le monde virtuel, je me suis souvent demandé pourquoi aucun jeu n’avait été réalisé autour de cet univers…

J’attends avec impatience les premiers visuels ou bande annonce.

L’exposition de Cherboug a fermé ses portes le 20 septembre. Et d’après les journaux, c’est un carton plein avec plus de 23000 visiteurs…

Pour le plaisir, quelques autres visuels :

Corto droit dans les yeux

footing...

Fables de Venise

Fables de Venise - Magnard

Fables de Venise - Magnard

Après un beau livre annoté Autour de Corto en 2007,  puis la version mini de poche de mars 2009 (T25), et la nouvelle édition Casterman T10 de Juin 2009 (qui propose un nouvel éditorial), voilà que devient disponible une version spécialement conçue pour une étude en classe, destinée aux enseignants (Magnard Casterman, collection Classiques et Contemporains).

Ce qui frappe au premier abord, c’est le petit format de l’édition, nous proposant une édition couleur plutôt décevante de cette aventure. Les cases semblent encore plus petites que dans l’édition de poche. Alors certes, pour 6,5 euros, il n’était pas question d’un grand format, mais je m’interroge sur la pertinence d’une édition en couleur, qui de mon point de vue rend moins honneur au coté mystérieux et cabalistique de la fable. Le noir et blanc aurait peut être pu permettre de gagner en qualité pour le même prix…
Mais de toute façon, vu la richesse du choix éditorial actuel autour de cette fable, libre au lecteur de choisir une option plus en ligne avec ses attentes. Notamment la nouvelle édition Casterman, enrichie d’une nouvelle préface prenante de Marco Steiner, avec des photos splendides de Marco D’Anna et même quelques pages inédites d’une esquisse d’une histoire de Corto.

fable-de-venise - versoPassé la déception du coté bon marché cette l’édition “classiques et contemporains”, c’est avec plaisir que l’on découvre les après textes. Ceux ci sont bien construits et posent des questions pertinentes. Les à-cotés sous formes de zoom, repère ou à savoir complètent agréablement l’édition.
Ces douze pages d’après texte renseignent ou interrogent sur  des thèmes aussi vastes que Venise, l’ésotérisme, la commedia dell arte, les fables, ou qui s’attardent sur des points plus techniques, tel que la construction du dialogue et le temps du récit… Un beau matériel pédagogique, qui ne prétend pas donner autant de références et clefs que l’ouvrage Autour de Corto de 2007, mais qui met en lumière et en relief les passages et notions les plus remarquables.
Seul petit bémol, l’inadéquation entre ce matériel pédagogique plutôt exigeant, et les explications de vocabulaires de la BD, pourtant accessible (explication de certains mots comme “profane” ou “grâce”…).
Le livret du professeur, lui aussi de Philippe Tomblaine, apporte des documentations supplémentaires sur Venise, son histoire et l’univers du marin. Et évidement des réponses assez fouillées aux questions des après-textes.

Mais le vrai événement de cette édition, c’est que la bande dessinée fait son entrée dans les classiques de la littérature française dans les salles de classe, grâce à ce genre de matériel. “Cette année, après Molière, on étudiera Pratt…” Bien sur en faisant l’hypothèse que les programmes académiques proposent cette option.
Donc une petite édition de poche qui, sans en avoir l’air, marque un grand tournant dans l’approche de la bande dessinée et sa place dans la littérature. On touche de manière réelle et objective au concept de littérature dessine chère à Hugo Pratt.

Couvertures des fables de Venise

Couvertures des fables de Venise

Extraits du livre à feuilleter

livret du professeur- Table des matières Fables de Venise - Table des matières après textes Fables de Venise - extraits

Periples normands

Voilà un compte rendu de la visite de l’exposition Périples secrets de Cherbourg Octeville, où je me suis rendu Vendredi 24 Juillet 09.

4 salles, 4 ambiances

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Dans l’entrée, on est accueilli par la formule 1 qui a couru le GP du Japon, aux couleurs de la Seita. Et tout de suite derrière, les 4 éléments du portfolio gitanes. Diffèrent de la version papier, les sérigraphies sont en métal, déjà très percutantes.
La visite commence par l’atelier, salle un peu hétéroclite où une multitude de travaux est exposée, dense, avec beaucoup d’œuvres autour du voyage (quelques photos). Dans cette salle, on se rend vraiment compte du travail prolifique de l’auteur et sa maîtrise des différentes techniques.
On passe ensuite dans une salle magnifique, où des reproductions  gigantesques de Corto sont affichées au mur. Gros travaux de recadrage, d’épuration, de grossissement. Splendide, le travail de Franck Bordas et des commissaires est de très haute qualité. Même grossi exagérément, la force du travail de Pratt ressort avec toute sa vigueur. Le trait est simplifié, mais garde toute son émotion. Une vraie nouveauté, très cohérente avec le travail de Pratt, qui illustre parfaitement le propos de l’exposition.
On passe ensuite dans une salle avec des œuvres que j’avais déjà vu, axée sur la correspondance avec des techniques du cinéma, avant de plonger dans les profondeurs de l’Atlantide et de Mû avec Corto, dont les strips courent sur tout les murs.  Immersion totale, on est en apnée avec Corto, la mise en scène est splendide, dans une ambiance bleue étouffante.
Et dans la dernière salle, ce sont les plus grands des portfolios qui sont affichés : Tango en ligne, le costume sur 3 rangés, Brr Brr les grenadiers en quinconce, Mû en un seul encadrement, comme vu depuis une grille de scaphandre, et Marylin sur  le mur du fond en deux rangées.
La force de chacun de ces portfolios est phénoménale … même si, petit bémol, le coin merchandising empêche de voir correctement cette fresque de Marylin.
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Ce que je retiendrai de cette exposition en particulier, c’est 1.- les reproductions gigantesques de Corto de la 2eme salle, dépouillés, yeux alignés face au spectateur, 2.- la scénographie des profondeurs de Mû, 2.- la force inébranlable des portfolios, 3.- les échanges  avec la commissaire.

Visite commentée

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Car en effet, j’ai eu la chance de pouvoir participer à la visite commentée par Me Lievin, commissaire de l’expo…
Durant la visite, la commissaire s’attarde dans chaque salle, et explique ses choix éditoriaux, la démarche et les cheminement de l’exposition. Très intéressante, pleine de passion et de fougue, elle nous fait ressentir sa passion pour l’art contemporain en général, les difficultés de parcours pour monter cette expo d’art graphique moins de deux personnes à plein temps…
Par un choix délibéré, cette exposition est très précise, pointue, mais très cohérente aussi. Avoir les commentaires en direct par une passionnée aide définitivement à comprendre et à ressentir l’émotion de cette expo. Périples secrets, soit mais avec des clefs… Le petit livret disponible à l’entrée éclaire bien aussi la démarche.
L’exposition ne reflète qu’une petite partie du catalogue “périples secrets” mais parvient à montrer en profondeur l’angle présenté du travail sophistiqué de Pratt.
En conclusion, une exposition moins ambitieuse que Sienne, avec moins de moyens aussi, mais pas moins de cohérence.
Bien sur que des spots ne fonctionnent pas, bien sur qu’on aimerait que le merchandising ne soit pas intégré directement dans l’expo, bien sur que le son des télés ne marchait pas, bien sur que certains choix éditoriaux sont surprenants, mais c’est très peu par rapport aux moments d’émotions ressentis dans cette expo… à voir absolument, et surtout avec les commentaires !

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Toutes les infos sur le site dédié et sur le forum.

Quelques nouvelles images des portfolios disponibles sur les pages suivantes :

Commentaires et feedback bienvenus.

Pandora - Nerval (Folio poche)

Pandora, Nerval (Folio poche)

Pandora

Comme on pouvait s’y attendre, le titre m’a attiré des que je l’ai vu…
Il s’agit d’une nouvelle de Gérard de Nerval de 1853.
Je n’y ai cependant vu que peu de correspondances entre l’héroïne de Nerval, et la timide Pandora Groovesnore.

D’une manière plus marquée que chez Pratt, la confusion entre le réel et l’imaginaire est totale chez Nerval.

Début de l’œuvre

Vous l’avez tous connue, ô mes amis ! la belle Pandora du théâtre de Vienne.
Elle vous a laissé sans doute, ainsi qu’à moi-même, de cruels et doux souvenirs !

Fin de l’œuvre

Je n’ai revu la Pandora que l’année suivante, dans une froide capitale du Nord. Sa voiture s’arrêta tout à coup au milieu de la grande place. Te voila encore, enchanteresse, m’écriai-je, et la boîte fatale qu’en as-tu fait ?.. Où as tu caché le feu du ciel que tu dérobas à Jupiter ? Je ne voulus pas répondre ô Jupiter ! quand finira mon supplice


La nostalgie des dragons

Démosthène Kourtovik nous donne une explication dans ce livre un peu brouillon (éditions Actes Sud 2004) de la tradition du bijou ornant une oreille des navigateurs :

« La boucle d’oreille des marins est l’obole pour Charon que les Anciens Grecs mettaient dans la bouche du défunt. »

Un livre un peu brouillon, qui nous emmène aux quatre coins de l’Europe, où les rebondissements tombent un peu à plat. On est assez loin de la prétendue filiation d’Umberco Eco…

Le papyrus de Venise

François Darnaudet, au travers de ce roman au long cours, dans la tradition des romans d’aventures, nous emmène dans une Venise mystérieuse (editions Nestiveqnen, 2006)

Le papyrus de Venise, François Darnaudet
Le papyrus de Venise,
François Darnaudet

Ces cheminements dans cette ville se font en suivant les ballades de Corto, au travers du guide de Fuga & Vianello, qui est cité à maintes reprises.

Pour ceux qui ont apprécié le guide et/ou on eut l’occassion de se rendre à Venise, une des scènes se déroule près de la porte céleste, un des lieux les plus magique de la cité des doges pour moi.

Chez Colette ce week-end on pouvait trouver la dernière édition des Celtiques de Hugo Pratt, chez Casterman (ISBN 978-2-203-02446-5).celtiques-01

Au programme, une toute nouvelle préface et quatre histoires de Corto en couleurs.

La préface de Marco Steiner raconte des belles fables et contes irlandaises, qui me touchent d’autant plus que je me suis déjà rendu dans la plupart des lieux évoquées lors de différent voyages (collines de Tara, tumulus de Newgrange, iles d’Aran…).

Le tout est magnifiquement illustré de superbes photos de Marco D’Anna, photographe qui avait déjà prêté son œil à l’univers de Pratt, notamment via une expo sur l’Éthiopie en 2007 (TEFF – Lausanne).

Les quatre histoires de Corto sont les désormais classiques des Celtiques:

  • Concert en O’ mineur pour harpe et nitroglycérine.
  • Songe d’un matin d’hiver.
  • Côtes de Nuits et roses de Picardie.
  • Burlesque entre Zuydcoote et Bray-Dunes.

A noter donc que ni l’ange à la fenêtre d’Orient, ni Sous le drapeau de l’argent font partie de cette édition. Et que les deux dernières histoires sont publiées dans l’ordre originel.

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Chronologie des éditions précédentes, d’après wikipedia

  • 1975, L’Ange à la fenêtre d’Orient, édition couleurs en album cartonné comprenant le 1e épisode.
  • 1980, Les Celtiques, édition noir et blanc en album broché des 6 épisodes.
  • Dans cette édition les 2 derniers épisodes ont été malencontreusement inversés.

  • 981, Les Celtiques, édition couleurs en grand format carré de 3 épisodes.
  • Avec des aquarelles de Hugo Pratt et en supplément : Le Rêve celtique de Hugo Pratt.

  • 1989, Les Celtiques, édition noir et blanc en format poche dans la collection « J’ai lu BD » des 6 épisodes.
  • Dans cette édition, les 2 derniers épisodes sont dans le bon ordre chronologique.

  • 2002, La Lagune des mystères, édition reliée en couleurs, avec des documents et aquarelles de Hugo Pratt, des 2 premiers épisodes : L’Ange à la fenêtre d’Orient – Sous le drapeau de l’argent.
  • 2003, Les Celtiques, édition reliée en couleurs, avec des documents et aquarelles de Hugo Pratt, des 4 derniers épisodes.
  • 2001, Les Celtiques, réédition brochée en noir et blanc des 6 épisodes.
  • 2007 – 2008, éditions couleurs de petit format (14 X 21)
    • Tome 14 : L’Ange à la fenêtre d’Orient.
    • Tome 15 : Sous le drapeau de l’argent.
    • Tome 16 : Concert en O’ mineur pour harpe et nitroglycérine.
    • Tome 17 : Songe d’un matin d’hiver.
    • Tome 18 : Côtes de Nuits et roses de Picardie.
    • Tome 19 : Burlesque entre Zuydcoote et Bray-Dunes.
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Illustration à titre d’exemple des pages intérieures.

Un grand buzz autour de Corto sur la blogosphère : la vitrine de Colette de cette semaine, dédiée au marin romantique.

Voila ce qu’on pouvait voir ce week-end-end à Paris, rue St Honoré :

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http://www.colette.fr/#/page/4514/hugo-pratt-for-corto-maltese/

A l’intérieur du concept store bondé, on trouve deux simples portants, un pour des  TShirt, et l’autre (à l’étage) pour des cabans, le tout baigné dans une ambiance branchouille, sous de la musique techno et des spots blafards, bien loin de l’idée que je me fais de l’univers onirique du marin.

  • Les tshirt reprennent les illustrations des couvertures des nouvelles éditions Casterman (la jeunesse, les éthiopiques et les celtiques). 99 euros quand même.
  • Les vestes et cabans se déclinent en gris et bleu, long et court. De mon point de vue, ils ressemblent plus à des déguisement qu’à des vêtements portables tous les jours .
  • Un article intéressant cependant, celui du musée de la marine, qui donne à imaginer d’autres éléments de cette collection Hugo Pratt for Corto Maltese : http://www.musee-marine.fr/blog/?p=2162

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  • Petite anecdote, les cintres sur lesquels reposent les vestes sont décorés d’un morceau de toile, rappelant celles de l’atelier Blondeau.
  • La montre Swatch Corto est aussi proposée à la vente, rien de neuf, c’est celle qui est sortie en 2007 (voir le post précédent).
  • La casquette de la vitrine, elle, n’est pas en vente.
  • La  bonne nouvelle reste la ventes des  albums de Corto, dans la nouvelle édition de Casterman, avec de belles couvertures et des superbes préfaces inédites, illustrées par des photos très graphiques de Marco D’Anna (voir l’expo TEFF).

En résumé, du vent, quelques manteaux moches que je n’ai pas goutés, beaucoup de bruits et peu de contenu original…

updated on  June 3rd, 2009 – Changes in green.

Quelques commentaires de plus sur ce que j’avais appelé un non-événement.

Bien sur que voir Corto dans une vitrine d’un des plus grand concept store d’Europe est un événement majeur. Cet événement permet de donner de la visibilité sur l’univers du marin,  de le faire connaitre à encore plus de monde, et de démontrer -si besoin était- que ce personnage est reconnu pour sa « polyvalence ».

Ce qui m’a déplût dans cet événement, c’est d’associer un gros buzz mediatique à finalement tres peu de nouveau contenu. Je me suis rendu dans ce concept store, et j’ai regretté d’avoir fait le déplacement jusque là, pour voir essentiellement des vêtements qui ne sont pas à mon gout, dans une ambiance qui l’est encore moins...

nouvelles pages

Périples secrets, Hugo Pratt

Photos prises dans l’exposition de Cherbourg par Lucas:

Toutes les infos sur le site dédié et sur le forum.

Périples secrets, Hugo Pratt

Photos prises dans l’exposition de Cherbourg  par Lucas:

Toutes les infos sur le site dédié et sur le forum.

Comme indique dans le billet précédent, un vieil article m’a donne envie de voir le travail de Alberto Breccia.
Je suis donc passé voir l’expo de la galerie Martel ce week-end.
La maitrise technique du dessinateur est simplement impressionnante. L’encre de chine au rasoir est surprenante, les découpages maitrisés à la perfection, et les acryliques sont proprement époustouflants.
J’ai beaucoup aimé les tableaux, dont celui ci :

Toutes les planches sont sur le site de la galerie.

Par contre, les dessins sont très torturés, ce qui convient parfaitement à Lovecraft ou d’autres univers sombres et fantastiques… Mais il faut apprécier cette ambiance noire et tourmentée, ce qui n’a pas franchement été le cas quand j’ai vu cette expo…

Petite digression sur ce site A l’occasion de l’exposition sur Alberto Breccia organisée par la galerie Martel de Paris, j’ai retrouvé un exemplaire de la revue Beaux-Arts n°185 d’Octobre 1999.

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Ce magazine a consacré un article à la « connexion argentine », offrant un regard croisé sur les œuvres d’Hugo Pratt & d’Alberto Breccia.

Appareillage immédiat pour l’ailleurs à travers les nouvelles éditions de deux maitres latins de la BD. Par Vincent Bernière.

Des aventures de graphite et d’aquarelle d’Hugo Pratt aux traits expressionnistes d’Alberto Breccia, se profile la complicité de deux maîtres latins de la bande dessinée.

Où comment un article vieux de presque dix ans se retrouve au cœur de l’actualité !
Finalement le face à face est assez pauvre, on y apprend peu de choses, mais l’article donne envie d’aller voir l’exposition de Breccia à Paris … en plus de celle de Pratt à Cherbourg.

« Le livre des mutations n’est pas une blague. Il fut une source d’inspiration pour Confucius et Lao Tseu, qui en savaient certainement plus que toi sur le jeu de la vie et de la mort ».

Longue Vie in Corto Maltese en Sibérie

Corto Maltese en Sibérie ©  Casterman

Corto Maltese en Sibérie © Casterman.

Le livre des mutations

Le Yi King (également orthographié Yi Jing) est un livre chinois très particulier dont le titre est couramment traduit par « Livre des mutations » ou « Classique des changements ».

D’après Richard Wilhelm : « Presque tout ce qui a été pensé de grand et d’essentiel pendant plus de 3 000 ans d’histoire de la Chine, ou bien a été inspiré par ce livre, ou bien, inversement, a exercé une influence sur son interprétation, au point que l’on peut affirmer en toute tranquillité que le Yi King contient le fruit de la sagesse la plus achevée de plusieurs millénaires.»

La finalité de ce traité unique est de décrire les états du monde et leurs évolutions par une série de 64 figures numériques appelées hexagrammes, chacun symbolisant un état et ses transitions possibles.

Pour creuser, un article assez complet sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Yi_Jing

L’épousée

L’hexagramme que dessine Longue-Vie est le suivant :

Hexagramme 54 du Yi Jing 歸妹 guī mèi l’épousée 54 ䷵
Trigramme zhèn du Yi Jing zhèn Le Tonnerre
Impulsion, mise en route,
secousse
L’éveilleur, le dragon, le fils ainé, le pied, jaune sombre, une grande rue, un roseau ou un jonc…
Trigramme duì du Yi Jing duì Le Marais
Aptitude à l’expression et à la communication,
joie, légereté
Le joyeux, le mouton, la 3e/la plus jeune fille, la bouche (& la langue), la magicienne, ecraser briser en morceau, la voisine, le sol dur et sallé…

Quelques éléments de traduction sur ce site - extraits :

L’Hexagrame

Kouei Mei / L’Épousée
En haut Tchen : L’Ébranlement, le Tonnerre.
En bas Touei : Le Joyeux, le Lac.

Le Jugement

Des entreprises apportent l’infortune.
Rien qui soit avantageux.

L’Image

Au-dessus du lac est le tonnerre : Image de L’ÉPOUSÉE.
Ainsi l’homme noble connaît les choses passagères à la lumière de l’éternité de la fin.

Beaucoup d’autres détails sont disponible sur le site cité plus haut, pour définir et interpréter cet hexagramme et les mutations dont il provient.

Corto Maltese en Sibérie ©  Casterman

Corto Maltese en Sibérie © Casterman

Ce qui confirme, si besoin était, que l’interprétation de Longue Vie est valide !
Et que Pratt avait compris l’essence de la poésie chinoise, pourtant si délicate, et qu’il a su nous la transmettre de manière subtile…

Palais de Chaillot, Paris – 25/02 au 26/07/2009


Sailor chic in Paris

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Corto Maltese © Cong S.A

Exposition surprenante au musée de la marine sur la mode.
En plus de l’évolution des uniformes de la marine, une grande place est faite aux designers de haute couture et de prêt à porter.
L’inspiration des ces couturiers est venue de l’image du marin dans l’inconscient collectif.
Cette image se décline à partir de tatouages, de héros, de récits d’aventures, des matelots.
Une alcôve est réservée pour l’illustration de l’aventure dans le monde des marins, dans laquelle Corto Maltese apparaît.
Une couverture de l’édition anniversaire de « la ballade de la mer salée » est présentée dans un cadre au mur.
Un ensemble de Balmain d’une collection prêt à porter de 96/97 est exposé, portant le titre « tenue pour homme Corto Maltese ». Le modèle porte un long caban cintrée une casquette de marin et une chemise blanche rehaussée d’une cravate lacet bleue profond…
En toile de fond, des photos représentant Pierre Loti, Baudelaire, etc… et quelques citations de ces auteurs.

Le fascicule de l’expo, ainsi que le livre catalogue, montrent tout les deux la représentation de Corto en pied.

Pas d’affiche de Dior, pas d’autres références au marins maltais ni à son créateur.
Mais ne boudons pas notre plaisir, cette expo recelle plein de trésors, elle est très bien organisée, aérée, professionnelle et ludique. Elle mérite le déplacement pour toute personne qui aime la mer, le design et les beaux habits.
Et c’est toujours un plaisir de voir notre héros préféré mis en valeur.

http://www.musee-marine.fr/site/fr/expo-les-marins-font-la-mode
http://www.musee-marine.fr/public/virtuel/les%20marins%20font%20la%20mode/index.html

L’aventurier (texte affiché dans l’expo)

Tenue pour homme - Corto Maltese

Tenue pour homme - Corto Maltese

« La figure de l’aventurier évoque une silhouette pleine d’allant, à l’image de celle que Hugo Pratt a immortalisé sous les traits de Corto Maltese.
Le mythe de l’aventurier est né au alentours de 1900, avec l’essor de la presse illustrée qui publie nombre de reportage sur les espaces lointains. Cette vision idéalisée exerce une fascination que relaie la publication des récits de voyageurs.
L’aventure prit souvent la forme de l’appel du large, auquel répondirent homme et femmes en quête d’une vie sans frontière, libre, faite d’imprévus. Partir pour partir : l’aventurier refuse de se soumettre à un destin prédéterminé, de subodorer son désir à un idéal ou une mission comme le fait le héros. C’est “l’homme de l’antidestin” dont parle André Malraux.
Aujourd’hui, même si il n’y a plus d’inconnue géographique, le besoin d’aventure demeure. »

dossier de presse (extraits)

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Corto Maltese © Cong S.A

« Corto Maltese », un ensemble pour homme est créé par Pierre Balmain  en 1996 en hommage au  célèbre marin aventurier d’Hugo Pratt.
Au-delà de l’image de ce héros  de bande dessinée, cette alvéole à la coloration résolument littéraire évoque des écrivains qui ont navigué ou fait  le choix de l’aventure et du voyage  au lointain. Joseph Conrad,  Jack London, Isabelle Eberhardt,
Pierre Loti, Robert Stevenson ont imprégné l’imaginaire de générations  de lecteurs, petits
ou grands, leur silhouette s’imposant souvent revêtue  de vêtements d’influence marine…

Grandvaux, Suisse, Caveau Corto

Sante

Corto Maltese © Cong S.A

Site officiel

Je me suis arrêté à Grandvaux dimanche dernier, au retour d’un week-end italien.

Très belle expérience, le couché de soleil était superbe depuis le caveau, le blanc bien frais et minéral à souhait, et la viande séchée délicieuse.
Mérite le détour, comme dirait un guide touristique.

A l’intérieur, le Portfolio des helvétiques est affiché, ce qui ne gâche rien. C’est une version en chiffres romains, avec chaque planche signée par Pratt (contrairement à la version standard).

Boire un coup de blanc avec la vue sur les terrasses du Lavaux, le paisible Leman en contrepoint, et le bronze de corto qui vous domine, c’est à découvrir…

Statue de Corto - GranvaudVue sur les Alpes et le LemanStatue de Corto - Grandvaux

« Ancien hôtel du Monde », ce bâtiment, par le passé « Logis de la Confrérie » puis « Logis au Monde » est propriété de la commune depuis 1919.
Il a été entièrement rénové en 2007 et abrite 2 salles de réunion, des appartements, un caveau public et une placette dédié a un grand artiste.
Grandvaux est en effet très fier d’avoir compté parmi ces habitants une célébrité mondiale de la bande dessiné.
Hugo Pratt, scénariste et dessinateur italien, génial créateur du personnage de Corto Maltese (1967) s’était en effet installé dans notre commune en 1984 .
Il vécut jusqu’à son décès (20 Août 1995) et a été inhumé au cimetière de Grandvaux.

Prospectus 1Prospectus 2

Expo à Genève (cité du temps) – Septembre 2007

Site officiel

Expo organisée par Swatch, à l’occasion de la sortie de deux montres à l’effigie du grand marin.
Présenté ensuite aux Champs Elysée à Paris et à Lucca.
Corto Maltese - Swatch
Malgré mon appréhension, c’était une vrai exposition, organisée par de gens qui ont saisis un peu de l’esprit de Corto. Pas une simple publicité ou un alibi pour faire vendre des montres.
De belles planches présentées et de beaux montages multimédia originaux. On en retrouve certains sur le site de Swatch.
Le portfolio Tango, expose en plein milieu, est toujours aussi émouvant… Les helvétiques trouvent toute leur justification à Genève
La salle se trouvait dans un beau bâtiment, sur une île au milieu du Rhône.
Belle expérience !

D’autres photos sur les forums

Corto Maltese is adventure in its purest form. He is a romantic and fascinating hero, drawing his readers along on his voyages around the world.

A man of action, champion of freedom and humanism, Corto crosses the globe from the Pacific Isles to the Siberian plains, from Africa to the lost continent of Mu, where he finds action, danger and romance.

[www.swatch.com]

Expo à Lausanne – Septembre 2007

Site officiel

A l’occasion du festival de BD de Lausanne (BDFIL 2007), une grande expo a été réalisée, mettant en perspective les 3 auteurs des scorpions du désert : Pratt, Wazem, Camuncoli.

Des planches et aquarelles de Pratt, toujours aussi prenantes, pendus aux cimaises de la salle principale.

Affiche de l'expo

Affiche de l'expo

Quelques originaux de Pierre Wazem aussi, dans son style très particulier. Un trait assez proche de Pratt, des ciels infinis et des paysages superbes, tout en suggestion. Une ambiance qui m’a convaincu, j’ai d’ailleurs beaucoup aime son album, très poétique…Et cependant diffèrent de Pratt, avec sa propre marque de fabrique, mais dans le même registre.

Puis des dessins du nouvel auteur, Camuncoli. Ambiance comics (tendance manga), peu de perspective, des paysages en retrait, des gros aplats de noir… J’ai fui tout de suite, je n’achèterai pas ces nouvelles aventures. Trop loin de l’imaginaire de Pratt. J’imagine un scénario très polar, genre série TV américaine… Autant aller chercher les spécialistes du genre dans ce cas…
Je n’ai pas été du tout convaincu.

De nouveaux des photos de Marco d’Anna, issues de la précédente expo – TEFF -, toujours aussi puissantes et pleines d’émotion !

En conclusion, une belle expo, très intéressante ! C’est un bel exercice de style que de proposer ces regards croisés sur cette série, et le résultat est convaincant…
Simplement dommage que le style des scorpions se teinte de comics US…

extrait d'un journal local

extrait d'un journal local

extrait d'un journal local

extrait d'un journal local

Plus tonitruant mais non moins mystérieux, Hugo Pratt, l’Italien devenu Pulliéran, sera l’hôte posthume de la seconde exposition, à travers l’aventure peu commune des Scorpions du désert. La fameuse série, interrompue par la disparition de Pratt, a connu selon son vœu une suite, assurée avec respect et originalité par le Genevois Pierre Wazem [Le chemin de fièvre, Casterman, 2005] et bientôt par Giuseppe Camuncoli, qui publiera le 7e épisode des Scorpions à la fin septembre. Passionnant, superbe et émouvant…
[payot.ch]

Accroche aux cimaises...

Accroche aux cimaises...

Cato Zoulou

Sur les traces des guerriers Zoulous (South Africa).

Exposition à coté de Varese, région des lacs italiens – Mars / Juin 2007

site officiel

Et voila, je suis donc parti ce week-end sur les rives du lac majeur…
Superbe beau temps, environnement exceptionnel, du tout bon.
Et j’en ai profité pour m’arrêter à coté de Varese, pour voir cette expo.
Site difficile à trouver en venant depuis l’ouest, un peu paumé.

Statue de Corto dans le cloitre

Statue de Corto dans le cloitre

Le site est sympa, le cloître rectangulaire surprenant.
Mais bon, rien de transcendant, surtout avec la pelouse non entretenue…
Environ une demi douzaine de personnes, le dimanche vers 11h du matin, donc pas foule.

L’expo est organisée en différentes salles, à l’étage:
Mer / Amitié / Magie / Littérature / Aventure / Femmes / Au revoir (où l’art de se prendre des vents, par CM)

Beaucoup de planches d’album et de strips sont exposées, c’est une grande partie de l’expo.

Des oeuvres en noir et blanc sont la, donc un panoramique de l’armée Japonaise à l’encre de chine qui est tout simplement exceptionnel.
J’ai notée aussi un Corto à Napoli, avec des têtes de la comedia dell’arte derrière le marin.

Coté couleur, j’ai surtout remarqué les pièces originales suivantes:
Corto en pied : original de affiche de l’expo, superbe.
des femmes magnifiques (Tamara Ltmpicka, Melody Gael, Mou Lou Sung, Rowena, Tracy…)
Un superbe « Tir fixe », tout en couleur, très graphique, inédit pour moi.
Corto et les républiques marines italiennes.
Corto devant une église byzantine.
Le visage de Corto, celui de la couverture des celtiques, au fond d’une embrasure de porte, somptueux.

Un peu décu de ne pas avoir vu l’aquarelle de Banshee reproduite à la page 82 de littérature dessinée.

Au niveau du catalogue, les seules différences avec l’édition française sont la langue (évidement), la couverture, et 3 pages d’introduction au début des responsable de l’expo…

En résumé, de très belles pièces, mais une expo moins graphique que Sienne, moins ambitieuse aussi.
Le week-end était magnifique, la ballade en Italie exquise, et l’exposition a encore rajouté de la bonne humeur au reste.

Article en italien de la ville de Varese.
Article du corriere de la serra.
D’autres photos.

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Expo à Lausanne – Juin / Aout 2007

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Lieu

L’expo a lieu dans une galerie, au 1er étage d’un immeuble du Flon. Le Flon est un quartier réhabilité en plein centre ville de Lausanne, et est en train de devenir le véritable coeur artistique de la ville.
Une salle principale toute blanche, assez dénudée, où sont présentées les photos principales, avec en plein milieu un mur. Sur cet élément vertical qui casse l’espace, une superbe photo d’une route sinueuse occupe toute la largeur. Des citations de Pratt en anglais, italien et français sont projetées en surimpression. Du plus bel effet.
Deux autres petites salles dans le fond servent à l’exposition des photos couleurs.
Et dans une petite chambre proche de l’entrée, un film est projeté sur toute la largeur du mur.
Du design épuré donc.

Photos

Les photos proviennent visiblement de 2 voyages différents:
- en 2004, les photos qui ont servis pour l’album « la trace du Scorpion ». Elles avaient été prises lors du repérage pour l’album « le chemin de fièvre » de Wazem.
- en 2006, de nouvelles photos. Visiblement pour le repérage du nouvel album des scorpions du désert…
Les photos principales sont en noir et blanc, en grand format.
Des portraits saisis sur le vif, plein de vie, parfois innocent, parfois d’une rare violence contenue. Des lignes de fuite, des moments volées, fugaces. Souvent des sujets rythmés, en mouvement, dans une pose exacte.
Les paysages sont souvent sereins, ils subliment les dimensions du pays. Toujours du rythme, et toujours très graphique.
Un sens évident de l’esthétisme.
Les photos de 2004 prennent aussi toutes leurs dimensions dans cet espace. J’avais quand même révisé la veille en relisant « la trace du scorpion »
Dommage que les cadres en sapin ne soient pas à la hauteur….
Quelques photos en couleurs, prises au Polaroïd, et transposées sur du papier, comme ça se fait pas mal en ce moment. Elles semblent travaillées à posteriori… J’y ai été moins sensible.

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Film

Un des clous de l’expo, pour moi, c’est ce film (ce qui, je l’accorde, est singulier pour une expo de photo !!!)
Il s’agit d’un montage mettant en scène le photographe Marco D’Anna dans son travail. Et en parallèle ou plutôt en contrepoint, inséré entre chaque scène, le résultat de ce travail, les photos. Intéressant, superbement filmé, ludique, monté avec rythme, une vrai réussite. Il me semble qu’il a duré au moins 10 minutes…

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Un beau livre homonyme a été édité pour l’occasion. Il s’agit d’un recueil des photos de 2006 (rien d

‘étonnant), parsemé de citations de Pratt en italien (avec des doubles pages de traduction). Publié aux éditions du Flon, environ 22 x2

5 cm, disponible sur place. Très beau, très graphique.
Le générique de fin du film mentionne qu’il a été réalisé lors du tournage d’un documentaire « Hugo en Afrique »….

Cette expo est la troisième d’un cycle nommé Les explorateurs du monde fini. J’adore ce nom…

Exposition à Sienne Mars / Octobre 2005

site officiel de l’expo

“LA” grande exposition sur le travail d’Hugo Pratt.
C’était, comment dire, délicieux et magique. Le lieu est splendide, les planches sont à une place juste, l’ensemble est aéré, et le règne de Pratt total, sans partage.
De plus, peu de personnes étaient présentes dans l’expo, ce qui augmentait encore la magie.
Une salle est recouverte des planches N&B de la ballade de la mer salle, sur 3 murs, toute la hauteur, splendide.
Le périple est organisé par salle en continents. J’ai adoré l’Afrique, moins la période Amérique. Des planches que je n’avais vu dans aucun catalogue, du bonheur !
Ma deuxième visite a été faite en parcourant le cheminement à l’envers, pour voir en premier l’Europe, avec un oeil reposé… une invitation au rêve !

Periplo immaginario

rétrospective des oeuvres de l’expo de Hugo Pratt à Sienne 2005.

Exposition à la Villette – Novembre 2005

Site officielg233

Expo composée de panneaux qui mêlent des photos, des récits de voyages, des illustrations des BD, et des planches graphiques du film d’animation.

L’idée est originale, mais le résultat reste amateur. Ne mérite pas un grand détour, mais en étant sur place, pourquoi pas…

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Expo présenté à Meudon aussi.

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Ballade celtique

Ballade dans une Irlande enchantée (Galway, Dublin, îles d’Aran…).